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The Hypocrites of Homosexuality - by Orson Scott Card - Translated into French

Les hypocrites de l'homosexualité

par Orson Scott Card

Q uand j'étais étudiant en théâtre à l'université, je me rendais compte, et cela sans aucun plaisir, que l'homosexualité sortait de l'ombre et s'étendait, de façon envahissante parmi mes amis et relations. Après quelques temps, je ne fus plus choqué en découvrant que quelqu'un que j'avais bien connu, ou dont j'admirais le talent était sur le point d'appartenir ou appartenait déjà au réseau pas si clandestin des relations homosexuelles. J'ai appris que le fait d'être homosexuel n'entache ni le talent d'une personne ni les aspects de son caractère que j'ai déjà eu l'occasion d'apprécier et admirer. J'ai appris que pour la plupart d'entre eux, leur plus haute allégeance va à la communauté qui leur donne accès à la vie sexuelle. Je n'étais pas un adolescent hétérosexuel particulièrement chaste et, en tant que tel, j'ai compris l'intensité du désir sexuel. Depuis, en tant qu'étudiant des communautés humaines, j'en suis venu à comprendre comment le charactère d'une personne est façonné par -- ou abandonné à -- ses allégeances.

Une chose est sûre: nul ne peut servir deux maîtres. Et quand on dédie sa vie à une communauté qui requiert une soumission complète, on ne peut la dédier à une autre. L'Eglise de Jésus-Christ des Saint des Derniers Jours est une telle communauté. La communauté homosexuelle semble en être une autre. Et quand je lis les déclarations de ceux qui clament être à la fois Saints des Derniers Jours et homosexuels, essayant de persuader l'Eglise de ne plus conditionner leur qualité de membre à un abandon de l'homosexualité, je me demande s'ils réalisent que le prix à payer pour une telle "tolérance" serait, à longue échéance, la destruction de l'Eglise.

Nous, les Saints des Derniers Jours, savons que nous sommes des êtres éternels qui doivent avoir la maîtrise de notre corps et qui doivent travailler pour le bien-être des autres afin d'être dignes d'un rôle d'adulte dans les éternités. Ainsi la régulation des pulsions sexuelles a pour dessein non seulement de préserver la communauté des Saints mais aussi d'améliorer et éduquer les individus qui en font partie. Le Seigneur ne requiert pas plus de ses membres qui sont tentés par l'homosexualité qu'il ne le fait de ses adolescents non mariés, ses veuves et veufs, ses membres divorcés, et ses membres qui ne se marient jamais. De plus le Seigneur guide même la conduite sexuelle de ceux qui sont mariés, s'attendant à ce qu'ils utilisent leurs pouvoirs sexuels de façon responsable et harmonieuse au sein de leur mariage.

L'argument utilisé par les hypocrites de l'homosexualité selon lequel les tendances homosexuelles sont génétiquement enracinées dans certains individus est presque hors sujet et est risible. Nous sommes tous génétiquement prédisposés à un péché ou à un autre. On s'attend à ce que nous maîtrisions ces prédispositions génétiques quand c'est possible. C'est à Dieu de juger quels individus sont tentés au delà de leur capacité de supporter ou de résister. Mais c'est la responsabilité de l'Eglise et des Saints de ne jamais perdre de vue le but d'une parfaite obéissance aux lois destinées à notre bonheur.

L'adolescent moyen de quinze ans est génétiquement prédisposé à copuler avec tout ce qui bouge. Nous avons de la compassion et nous pardonnons à ceux qui ne peuvent résister à cette tentation, mais nous ne considérons pas adulte celui qui n'a pas maîtrisé cette tentation; et nous pouvons seulement aider d'autres à surmonter ces "prédispositions génétiques" en leur enseignant que nous nous attendons à ce qu'ils adoptent une conduite d'un niveau plus élevé que celle que leur propre corps leur enseigne. Sommes-nous quelque peu cruels et trop tyranniques quand nous enseignons nos jeunes gens et jeunes filles que leurs vies seront meilleures et plus heureuses s'ils n'ont pas à faire face au souvenir de relations sexuelles précoces quand enfin ils se marient? Au contraire, nous serions sans coeur et cruels si nous ne l'enseignions pas.

Les hypocrites de l'homosexualité sont, bien sûr, déjà en train de se préparer à répondre à ces affirmations en m'accusant d'homophobie, bigoterie, intolérance, mais rien de ce que je dis ici -- et rien de ce qu'ont dit les prophètes ou les autorités de l'Eglise qui se soient penchés sur ce sujet -- ne peut être interprété comme une incitation, un encouragement ou une permission d'appliquer un traitement sévère aux individus qui sont incapables de résister à la tentation d'avoir des relations sexuelles avec des personnes du même sexe. Au contraire, les enseignements du Seigneur sont clairs en ce qui concerne la façon dont nous devons agir avec les pécheurs. Le Christ les a traités avec compassion aussi longtemps qu'ils ont reconnu que leurs péchés étaient des péchés. Seulement quand ils ont tenté de prétendre que leur péchés étaient vertu les a-t-ils qualifiés ouvertement pour ce qu'ils étaient: des insensés, des hypocrites, des pécheurs. Des hypocrites parce qu'ils n'avaient pas envie de changer de conduite et, au contraire essayaient de changer la loi pour l'adapter à leurs souhaits. Des insensés parce qu'ils pensaient que tromper une société facile à berner accomplirait le but impossible de tromper aussi Dieu.

L'Eglise est grande ouverte aux individus qui peinent en essayant de surmonter la tentation de l'homosexualité. Mais pour la protection des Saints et le bien des personnes elles mêmes, l'Eglise n'a pas de place pour ceux qui, au lieu de se repentir de leur homosexualité, souhaitent qu'elle devienne une conduite acceptable dans la société des Saints. Ils sont des loups dans des vêtements d'agneau, prêchant la gentillesse tout en essayant de dévorer le troupeau.

Aucun acte de violence n'est jamais approprié pour protéger la chrétienté de ceux qui lui voleraient sa signification. Aucun d'entre nous n'est sans péché -- jeter des pierres n'est ni notre devoir ni notre privilège. Tout ce qui doit être fait pour leur répondre est de dire la vérité et de leur enlever le droit de se déclarer Saints des Derniers Jours tant qu'ils proclament leur fausse doctrine. Même quand le Christ a délivré de ses accusateurs la femme accusée d'adultère, il lui a dit: va et ne pèche plus.

Aucune communauté qui ne tient pas ses membres pour responsables de leurs propres actions ne peut durer longtemps. Etant humains, nous essayons depuis notre enfance de rejeter le blâme pour les mauvaises actions que nous commettons sur autrui ou sur quelque chose d'autre. Et à un degré ou à un autre, nous acceptons des excuses plausibles -- assez, au moins, pour nous permettre de tempérer notre jugement. L'état américain applique le délit de meurtre au second degré pour ceux dont la colère a été grandement provoquée, au contraire de ceux qui tuent froidement pour le gain. Aussi, nous sommes disposés à modifier les modes de réclusion de ceux dont une conduite inacceptable vient clairement d'une maladie mentale. En bref, nous reconnaissons le principe que ceux qui ont peu de contrôle sur leur propre conduite, tels des petits enfants, devraient être traités avec autant de compassion -- fermement cependant -- que nous traitons les petits enfants.

Ce que nous faisons avec les petits enfants est établir des limites claires et de leur offrir une prompte mais légère punition quand ils les enfreignent. Comme leur capacité de comprendre et d'obéir grandit, les limites s'élargissent mais les conséquences, s'ils les enfreignent, deviennent plus sévères.

A l'intérieur de l'Eglise, un jeune qui experimente avec l'homosexualité devrait recevoir des conseils mais ne devrait pas être excommunié. Cependent quand l'adolescent devient adulte et continue de s'engager dans des pratiques pécheresses bien au delà du niveau de l'expérimentation, alors les conséquences de l'Eglise doivent devenir plus sévères et de plus longue durée. Malheureusement, elles peuvent aussi devenir plus publiques.

Ceci s'applique aussi à l'Etat -- la communauté des citoyens au sens large. Les lois contre l'homosexualité devraient rester dans les livres juridiques, non pas afin d'être imposés par la force à quiconque qui d'aventure est pris en flagrant délit, mais afin d'être utilisées quand c'est jugé nécessaire pour envoyer un message clair: ceux qui violent de façon flagrante le règlement de la société concernant le comportement sexuel ne peuvent pas être permis de rester des citoyens acceptables et égaux dans la société.

Le but de l'Etat n'est pas de mettre les homosexuels en prison. Le but est de décourager les gens de s'engager dans des pratiques homosexuelles en premier lieu, et, quand, malgré cela, ils s'y engagent, de les encourager à le faire discrètement de façon à ne pas ébranler la confiance des citoyens dans la capacité de l'Etat de fournir des règles qui protègent des relations familiales stables, sur lesquelles on puisse compter.

Ceux qui sont membres d'une communauté doivent sacrifier la satisfaction de quelques uns de leurs désirs individuels afin de maintenir l'existence de cette communauté. Ils doivent, en d'autres termes, obéir aux règles qui définissent leur communauté. Ceux qui ne sont pas disposés ou sont incapables d'obéir aux règles devraient l'admettre avec honnêteté et se retirer de cette communauté.

Aussi bien que l'Amérique, société démocrate, n'est sous aucune obligation d'accepter un "droit" imaginaire des citoyens désirant utiliser leur liberté pour renverser cette démocratie et instaurer la tyrannie, de même l'Eglise de Jésus-Christ des Saint des Derniers Jours, fondée sur l'idée que la parole de Dieu révélée par ses prophètes devrait déterminer la conduite des Saints, n'est dans aucune obligation d'accepter un soi-disant "droit" des membres qui aimeraient nous persuader que ni Dieu ni les prophètes n'ont l'autorité de leur imposer une conduite.

Si l'Eglise n'a pas l'autorité d'avertir ses membres qu'il est inacceptable de pratiquer l'homosexualité, alors elle n'a pas d'autorité du tout. Et si nous écoutons l'argument avancé par les hypocrites de l'homosexualité selon lequel leur péché n'en est pas un, nous nous détruisons nous-mêmes.

De plus, si nous nous laissons intimider par la crainte que le monde ne nous censure face aux tentatives faites par les homosexuels d'utiliser les lois de l'Etat pour rendre acceptable leur péché, alors nous avons abandonné notre rôle d'enseignant de la vertu.

L'homosexuel repentant doit recevoir le pardon. Même les homosexuels hypocrites doivent être traités individuellement avec compassion. Mais la conduite collective des hypocrites de l'homosexualité doit avoir pour réponse nos arguments les plus puissants et notre complète intolérance vis à vis de ces mensonges. Agir autrement, c'est accorder plus de respect aux opinions des hommes qu'aux jugements de Dieu.

La tolérance n'est pas la vertu fondamentale à laquelle toutes les autres vertus doivent céder la place. La vertu fondamentale est l'amour pour le Seigneur, de tout notre coeur, notre pouvoir, notre pensée et notre force; et ensuite d'aimer notre prochain comme nous-mêmes. En dépit de toute la rhétorique des hypocrites de l'homosexualité qui clament que nous devrions les accepter pleinement si nous étions de vrais Chrétiens, sans s'attendre à ce qu'ils changent de conduite, nous savons que le Seigneur regarde le péché sans le moindre degré d'indulgence et qu'il s'attend à ce que nous nous efforcions d'arriver à la perfection.

Il est vrai que nous devons traiter les pécheurs avec bienveillance; il est vrai aussi que nous devons rejeter le péché avec courage et fermeté. Ceux dont la "bienveillance" amène à faire un clin d'oeil au péché ne sont pas bienveillants du tout, car le seul espoir de joie pour les pécheurs est de reconnaître leur péché et de se repentir. La véritable bienveillance, c'est d'être courtois et chaleureux envers les individus tout en rejettant clairement tout argument qu'ils utilisent pour justifier leur auto-satisfaction. Cela nous vaudra leur amour et leur gratitude le jour de leur repentance, même si, pendant le temps où ils vivent dans le péché, ils se ruent sur nous comme si nous étions leurs ennemis.

Et s'il arrive qu'ils ne se repentent jamais, alors, le jour de leur affliction, ils ne pourront pas nous blâmer de les avoir aider à se tromper et à se détruire. C'est ainsi que nous ne sommes pas tâchés par le sang de cette génération, même quand nous oeuvrons à aider nos frères et soeurs à se libérer de la tyrannie du péché.

 
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