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Message de la Première Présidence

Les Faux Dieux Que Nous Adorons

par le Président Spencer W. Kimball
Extrait de l'ENSIGN magazine de juin 1996

J'ai entendu dire que le sens le plus étroitement associé à la mémoire est l'odorat. Si c'est exact, alors peut-être cela explique les nombreuses sensations agréables qui me submergent les matins où je peux sortir quelques moments et respirer les arômes tièdes et agréables que j'en suis venu à associer au fil des années à la terre et à la végétation de notre bonne planète.

De temps en temps, quand c'est le bon moment, une senteur particulière -- peut-être seulement celle de l'herbe verte ou de la sauge apportée à distance par la brise -- me ramène aux jours de ma jeunesse en Arizona. C'était un pays aride, cependant il était rendu fertile grâce aux mains de travailleurs acharnés.

Nous avons travaillé la terre et élevé du bétail sous tous les temps et nous voyagions à cheval ou dans des charettes la plupart du temps. Souvent je courrais comme le vent avec mes frères et soeurs à travers les vergers, prenant les chemins poussiéreux, passant à côté des rangées de maïs, de tomates rouges, d'oignons et de courges. De part cela, il est naturel, je suppose, de penser qu'en ce temps là, nous étions plus près de la vie élémentaire.

Il y a quelques temps, j'eu l'occasion de me promener quand de nuages gros et sombres annonçant un orage de début d'après-midi, se rassemblaient; et alors que de larges gouttes de pluie commencaient à sonner le tambour sur le sol poussiéreux avec une rapidité croissante, je me suis rappelé les après-midi d'été, quand j'étais jeune et que de gigantesques nuages noirs se rassemblaient sur les collines et amenaient la pluie tant espérée au sol assoiffé de la vallée. Nous les enfants, courrions chercher un abri, et, pendant que les éclairs dansaient de partout, nous nous asseyons et contemplions le spectacle, statufiés, nous émerveillant devant la puissance toujours grandissante de la grosse averse. Après, l'air était propre et frais et rempli de douces odeurs de terre, d'arbres et de plantes dans les jardins.

Il y avait des soirs, il y a tant d'années, vers le coucher du soleil, où je marchais en compagnie des vaches. M'arrêtant près d'un poteau d'une vieille clôture en mauvais état, je restais quelquefois silencieux dans la lumière estompée, respirant la senteur des tournesols et je me demandais; "si je devais créer un monde, à quoi ressemblerait-il?" Aujourd'hui, après y avoir pensé, la réponse semble si naturelle: "exactement comme celui-ci."

Aussi ce jour où je restais immobile à regarder l'orage, j'ai ressenti, et je le ressens encore aujourd'hui, que ce monde où nous nous trouvons est merveilleux: et quand je songeais à nos préparatifs en vue de la célébration du bicentenaire des Etats-Unis, j'ai ressenti une profonde gratitude envers notre Seigneur pour ce pays de choix, les gens et les institutions de l'Amérique. Il y a beaucoup de bonnes choses dans ce pays, beaucoup à aimer.

Cependant, à l'occasion de ces nombreux souvenirs si agréables, une autre impression a assailli mes pensées. Les nuages sombres et menaçants qui étaient suspendus si bas au dessus de la vallée semblaient me forcer à me ressouvenir d'un thème qui a préoccupé les Frères depuis tellement d'années -- en vérité un thème qui a souvent occupé l'attention des prophètes choisis du Seigneur depuis le commencement du monde. Je veux parler de l'état général de méchanceté dans lequel nous semblons trouver le monde en ces jours périlleux et cruciaux: et pensant à ceci, je me souviens d'un principe fondamental qui dit que là où beaucoup est donné, beaucoup est demandé (voir Luc 12:48).

Le Seigneur nous a donné un monde de choix et, en retour, attend de nous droiture et obéissance à ses commandements. Mais quand je repense à la performance de ce peuple en comparaison de ce qui lui est demandé, je suis consterné effrayé. L'iniquité semble être universelle. Le Destructeur semble prendre plein avantage du temps qui lui reste en ce grand jour de son pouvoir. Le mal semble prêt à nous noyer comme une grande vague, et nous ressentons vraiment que nous vivons dans des conditions similaires à celles qui existaient aux jours de Noé avant le Déluge.

J'ai beaucoup voyagé au fil des années, courant à diverses tâches, et quand je traverse la jolie campagne ou quand je survole les belles et vastes étendues de notre globe, je compare ces beautés avec beaucoup de pratiques sombres et déplorables des hommes, et j'ai le sentiment que notre bonne terre peut suporter difficilement notre présence. Je me rappelle la fois où Enoch a entendu la terre se lamenter:

"Malheur, malheur à moi, la mère des hommes, je suis affligée, je suis lasse à cause de la méchanceté de mes enfants. Quand me reposerai-je et serai purifiée de la souillure qui est sortie de moi?" (Moïse 7:48).

Les frères dénoncent constamment l'intolérable aux yeux du Seigneur: la pollution de l'esprit, du corps, et de notre environnement; la vulgarité, le vol, l'orgueil, le mensonge et le blasphème; la fornication, l'adultère, l'homosexualité, et tous les autres abus du pouvoir sacré de la création; le meurtre et tout ce qui y ressemble; toute manière de profanation.

Qu'il soit nécessaire d'élever un tel cri parmi un peuple si bénit me stupéfie. Et que de telles abominations puissent être trouvées parmi les Saints à un degré ou un autre est à peine croyable, car ce peuple est en possession de nombreux dons de l'Esprit, il a une connaissance qui met les éternités en perspective, et le chemin à la vie éternelle lui a été montré.

C'est tristement, cependant, que nous constatons que connaître le chemin à suivre ne veut pas nécessairement dire le suivre, et beaucoup n'ont pas été capables de continuer à marcher par la foi. Ceux-là ce sont soumis plus ou moins aux tentations de Satan et de ses serviteurs et ont rejoint ceux "du monde" en vivant dans une idolâtrie croissante.

J'utilise le mot "idolâtrie" intentionnellement. En étudiant les écritures anciennes, je suis de plus en plus convaincu qu'il y a une raison significative à ce que le commandement "tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face" soit le premier des dix commandments.

Peu d'hommes ont choisi délibérément, en toute connaissance de cause, de rejeter Dieu et toutes ses bénédictions. Nous apprenons plutôt dans les écritures que parce que exercer sa foi a toujours paru être plus difficile que se fier à ce qui est tangible, l'homme charnel a eu tendance à transférer sa confiance en Dieu aux choses matérielles. C'est pourquoi, à toute époque, quand les hommes ont succombé au pouvoir de Satan et perdu la foi, ils l'ont remplacé par une espérance en "le bras de chair" en "dieux d'argent, d'or et de bronze, de fer, de bois, et de pierre qui ne viennent pas, qui n'entendent pas et qui n'ont pas la connaissance" (Daniel 5:23) -- c'est à dire des idoles. C'est un thème dominant, je trouve, dans l'Ancien Testament. Quelque soit la chose qui accapare le plus le coeur et la confiance d'un homme, c'est son dieu; et si ce dieu n'est le véritable Dieu vivant d'Israël, cet homme est plongé dans l'idolâtrie.

Je crois fermement que lorsque nous lisons ces Ecritures et essayons d'appliquer "toutes les Ecritures à nous", comme Nephi nous le suggère (1 Nephi 19:24), nous voyons bien des comparaisons entre l'adoration ancienne d'images gravées et les schémas de conduite de notre propre expérience.

Le Seigneur nous a bénis avec une prospérité inégalée dans les siècles passés. Les ressources qui ont été mises en notre pouvoir sont bonnes et nécessaires à notre travail sur cette terre. Mais je crains que beaucoup d'entre nous ayions en trop grande abondance troupeaux, champs, granges, richesses et ont commencé à les adorer comme des faux dieux, et ils exercent pleins pouvoirs sur nous. Avons-nous plus de biens matériels que notre foi ne puisse supporter? Beaucoup de gens passent la plupart de leur temps à travailler à l'image d'eux mêmes, c'est à dire avoir assez d'argent, de titres, de valeurs, d'investissements, de propriétés, de cartes de crédit, de meubles, d'automobiles et d'autres choses du même genre qui garantissent la sécurité charnelle pour, espérons, une longue et heureuse vie. On a oublié que notre tâche est d'utiliser ces nombreuses ressources dans nos familles et nos collèges dans le but de bâtir le royaume de Dieu -- de faire avancer l'effort missionnaire, généalogique et le travail au temple; d'élever nos enfants afin qu'ils deviennent des serviteurs diligents du Seigneur; de bénir les autres afin qu'ils soient aussi diligents. Au lieu de cela, nous épuisons ces bénédictions pour satisfaire nos propres désirs, et, comme Moroni l'a dit, "...vous vous parez de ce qui n'a point de vie, tandis que vous souffrez que les affamés, les nécessiteux, les malades et les affligés passent près de vous sans que vous les remarquiez..." (Mormon 8:39)

Comme le Seigneur l'a dit lui-même de nos jours: "Ils ne recherchent pas le Seigneur afin d'établir sa justice, chacun suit sa voie, selon l'image de son Dieu, dont l'image est à la ressmblance du monde et dont la substance est celle d'une idole qui vieillit et périra dans Babylone la grande qui tombera" (D&A 1:16; italiques ajoutées).

Je connais un homme qui avait été appelé à servir dans l'Eglise, mais il ressentait qu'il ne pouvait pas accepter parce que les exigeances de gérer ses investissements ne lui laissaient pas assez de temps libre pour accomplir l'oeuvre du Seigneur. Il renonça à servir le Seigneur et parti à la recherche de Mammon, et aujourd'hui c'est un millionnaire.

Mais j'ai appris récemment un fait intéressant: si un homme possède un million de dollars en or à la valeur actuelle, il a approximativement un vingt-sept milliardième de l'or présent dans la fine croûte de la terre. C'est une somme si petite en proportion, qu'elle est inconcevable pour l'esprit de l'homme. Mais il y a plus à noter: le Seigneur qui a créé toute la terre et a pouvoir sur elle, a créé beaucoup d'autres terres également, même "des mondes sans nombre" (Moïse 1:33); et quand cet homme a reçu le serment et l'alliance de la prêtrise (D&A 84:33-44) il a reçu une promesse du Seigneur "tout ce que le Père possède lui sera donné" (verset 38). Mettre de côté toutes ces grandes promesses au profit d'un coffre plein d'or et d'un sentiment de sécurité charnelle est une erreur colossale. Penser qu'il a opté pour si peu est une perspective vraiment triste et pitoyable; les âmes des hommes sont bien plus précieuses que tout cela.

Un jeune homme appelé en mission, a raconté qu'il ne se trouvait pas beaucoup de talent pour le travail missionnaire. Ce qu'il était bon à faire, c'était d'entretenir sa nouvelle et puissante automobile en parfaite condition. Il aimait les capacités de puissance et d'accélération de son véhicule et, quand il conduisait, le mouvement continu de la voiture lui donnait l'illusion qu'il allait réellement quelque part.

Son père se contentait toujours de dire "il aime faire des choses avec ses mains. Ça lui suffit."

Cela suffit-il pour un fils de Dieu? Ce jeune homme n'avait pas réalisé que la puissance de son automobile était infinitésimalement plus petite en comparaison avec la puissance de la mer, ou du soleil; et il y a beaucoup de mondes, tous contrôlés par la loi et la prêtrise en fin de compte. Une puissance de la prêtrise qu'il aurait pu développer au service du Seigneur. Il se décida pour un dieu pitoyable, un mélange d'acier, de caoutchouc et de chrome étincelant.

Un couple agé pris sa retraite non seulement du monde du travail, mais aussi de l'Eglise. Ils achetèrent un camping car et, se coupant de toute obligation, partirent à la découverte du monde afin de profiter agréablement de ce qu'ils avaient pu économiser pour le restant de leurs jours. Ils n'avaient pas de temps à consacrer au temple, étaient trop occupés pour la recherche généalogique ou une mission. Il perdit contact avec son collège de grands prêtres et n'était pas assez souvent chez lui pour travailler sur son journal personnel. Leur branche avait grand besoin de leurs expériences et de leurs connaissances de dirigeant mais, incapables "d'endurer jusqu'à la fin", ils n'étaient plus disponibles.

Je me souviens d'un article que j'ai lu il y a quelques années; il s'agissait d'un groupe d'hommes qui étaient partis dans la jungle pour capturer des singes. Ils essayèrent divers moyens afin de les attraper, notamment des filets, mais en voyant que ces filets pouvaient blesser ces créatures si petites, ils arrivèrent finalement à une solution ingénieuse. Ils construisirent beaucoup de petites boites, et sur le dessus de chacune firent un trou assez grand pour qu'un singe puisse y passer la main. Ensuite, ils placèrent ces boites sous les arbres et, dans chacune mirent une noix, les singes en étant particulièrement friands.

Quand les hommes s'éloignèrent, les singes se mirent à descendre de leurs arbres et à examiner les boites. En voyant qu'il y avait des noix à manger, ils avancèrent leurs mains dans la boite pour les attraper. Mais quand un singe essayait de retirer sa main avec la noix à l'intérieur, il n'arrivait pas à la sortir du trou de la boite parce que sa main avait pris du volume avec la noix.

A peu près à ce moment là, les hommes sortaient des fourrés et se dirigeaient vers les singes. Et voici une chose curieuse: quand les singes voyaient les hommes arriver, ils poussaient des cris aigus et se contorsionnaient en voulant s'échapper; mais aussi simple qu'ait été la solution, ils ne laissaient pas tomber la noix afin de retirer la main et s'enfuir. Les hommes les ont capturés facilement.

Les gens semblent agir de la même façon, ils ont une prise ferme sur les choses du monde -- un monde téleste -- qu'aucune recommandation ni aucun sense d'urgence ne peut les persuader de lâcher prise au profit d'un monde céleste. Satan a facilement de l'emprise sur eux. Si nous persistons à passer tout notre temps et à dépenser nos ressources pour nous construire un royaume de ce monde monde, c'est exactement ce dont nous hériterons.

En dépit de notre plaisir à nous définir comme étant modernes, et notre tendance à penser que nous possédons une sophistication qu'aucun autre peuple dans le passé n'a jamais eue -- en dépit de ces choses, nous sommes en général, un peuple idolâtre -- une situation répugante aux yeux du Seigneur.

Nous sommes un peuple guerrier, facilement distrait de sa tâche qui consiste à se préparer pour la venue du Seigneur. Quand les ennemis surgissent, nous employons beaucoup de nos biens à la fabrication de dieux de pierres et d'acier -- des bateaux, des avions, des missiles, des remparts -- et nous dépendons d'eux pour notre protection et notre libération. Quand nous sommes menacés, nous devenons des anti-ennemis au lieu de partisants du royaume de Dieu; nous entrainons un homme dans l'art de la guerre et nous l'appelons patriote, dénaturant ainsi l'enseignement du Seigneur, à la manière de la contrefaçon que Satan fait du patriotisme:

"Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persecutent; alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux." (Matthieu 5:44-45).

Nous oublions que si nous sommes justes, le Seigneur ne souffrira pas que nos ennemis nous assaillent -- et c'est la promesse faite aux habitants du pays des Amériques (voir 2 Nephi 1:7) -- ou il sera dans le combat avec nous (Exode 14:14; D&A 98:37, deux références parmi d'autres fort nombreuses). Cela, il sera capable de le faire, car, comme il l'a dit au temps de sa trahison: "Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père qui me donnerait à l'instant douze légions d'anges?" (Matthieu 26:53). Nous pouvons imaginer quels soldats effrayants ils seraient. Le roi Jehosaphat et son peuple ont été délivré par une telle armée (voir 2 Chroniques 20), et quand la vie d'Elisée était menacée, ce dernier réconforta son serviteur en disant: "N'aie pas peur, car ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que ceux qui sont avec eux" (2 Roi 6:16). Le Seigneur ouvrit alors les yeux du serviteur: "qui vit la montagne pleine de chevaux et des chars de feux autour d'Elisée" (verset 17).

Qui sommes-nous pour craindre quand le Seigneur est avec nous? Ne pouvons-nous pas prendre le Seigneur au mot et exercer une simple particule de foi en lui? Notre tâche est positive: abandonner les choses du monde; renoncer à l'idolâtrie et avancer valliamment dans la foi, apporter l'Evangile à nos ennemis, afin qu'ils ne soient plus nos ennemis.

Nous devons laisser de côté l'adoration des idoles modernes et notre appui sur "le bras de chair", car le Seigneur a dit à tout le monde d'aujourd'hui "je n'épargnerai aucun de ceux qui restent à Babylone" (D&A 64:24).

Quand Pierre a prêché un tel message au peuple le jour de la Pentecôte, beaucoup "eurent le coeur vivement touché et ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres: Frères que ferons-nous?" (Actes 2:37).

Et Pierre répondit: "Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et... vous recevrez le don du Saint-Esprit" (verset 38).

Alors que nous approchons de l'an 2000, notre message est le même que celui qui a été donné par Pierre -- et le même que le Seigneur a donné lui-même "[aux] extremités de la terre, afin que tous ceux qui veulent entendre entendent. Préparez-vous, préparez-vous pour ce qui doit arriver, car le Seigneur est proche" (D&A 1:11-12).

Nous croyons que la voie à suivre pour que chaque personne et chaque famille se prépare comme le Seigneur nous l'a demandé est de participer à l'oeuvre de son royaume sur terre, c'est à dire l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Cela peut sembler assez difficile de prime abord, mais quand une personne commence à avoir la vision du véritable travail, quand elle commence à voir un aperçu de l'éternité dans sa perspective réelle, les bénédictions se mettent à dépasser largement le prix à payer pour laisser "le monde" derrière nous.

Là repose le seul véritable bonheur, et c'est pourquoi nous invitons tous les hommes de partout dans le monde de nous rejoindre dans le travail du Seigneur. Etre déterminé à Le servir à tout prix, c'est le chemin qui mène à la vie éternelle.

 
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